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Ce
texte conclut un travail de réflexion qui a duré 6
mois, et auquel les acteurs du secteur ont été associés.
Après avoir souligné la grande diversité de
l'économie sociale et solidaire, dont l'activité représente
entre 7 et 8 % du PIB et qui emploie un salarié sur dix en
France, Francis Vercamer a énoncé 50 propositions,
selon quatre axes :
- favoriser
une meilleure visibilité et une meilleure reconnaissance
du secteur de l'économie sociale et solidaire,
- promouvoir
une politique active en favorisant l'accès à certains
dispositifs de droit commun,
- adopter
des mesures tenant compte de la spécificité du secteur
;
- mieux
insérer le secteur [
] au sein des politiques publiques.
La
proposition n° 40 a pour objet de soutenir la formation des
salariés du secteur. Selon le rapport, leurs dirigeants ont
un besoin important de soutien sur les plans humain, juridique,
comptable et financier.
Pour
les salariés sortant d'un parcours d'insertion par l'activité
économique, une formule de " chèque accompagnement
social " leur permettrait de recourir à une structure
d'insertion capable de les épauler face à une difficulté
ponctuelle. Le coût de cette aide, qui devrait rester modeste,
serait pris en charge par les financeurs des structures d'insertion
par l'activité économique.
Côté
ministériel, Laurent Wauquiez a retenu quatre propositions
en particulier. Deux labels, " entrepreneuriat social "
et " finalité sociale et solidaire " sont en cours
d'élaboration ; un parlementaire sera nommé au Conseil
supérieur de l'économie sociale ; un travail sera
effectué avec la Conférence des grandes écoles
et les Chambres de commerce et d'industrie, afin de développer
la formation spécifique à ce secteur. Enfin, la reprise
sous forme de coopérative par les salariés devrait
être facilitée grâce à la possibilité
d'utiliser leurs primes de licenciement
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Réactions
Le Gema espère que le rapport aidera à la reconnaissance
du secteur de l'économie sociale et solidaire
"Le point fort de ce rapport est qu'il reconnaît
l'existence d'entreprises différentes. Dans notre pays,
il n'y a pas que des sociétés anonymes cotées
en bourse " estime Jean-Luc de Boissieu, secrétaire
général du Groupement des entreprises mutuelles
d'assurance (Gema) dans un entretien accordé au Quotidien
de la Formation. Toutefois, le dirigeant déplore que
" le rapport n'aborde pas la question de la représentativité
(
) et ne se prononce pas sur l'absence de reconnaissance
officielle des pouvoirs publics ".
L'Usgeres
" regrette le manque d'ambition " du rapport Vercamer
sur la représentativité patronale
Alain Cordesse, président de l'Usgeres (Union de syndicats
et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie
sociale), déplore que " La représentativité
des employeurs de l'économie sociale n'a finalement
pas été retenue parmi les 50 propositions. "
Toutefois, l'Usgeres se félicite de retrouver dans
ce rapport certaines propositions de nature à favoriser
le développement de l'entrepreneuriat d'économie
sociale. L'organisation évoque " la création
de chaires d'économie sociale dans les universités
et les écoles de management, [le] soutien à
la formation des salariés de l'économie sociale
(
.) ou encore la reprise par les salariés des
PME en difficulté ou en transmission sous forme coopérative
".
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le rapport
(fichier .pdf de 3,38 Mo)
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